W. et Zygmunt Bauman



En un aller et retour,
Vol d'oiseau,
Tout à coup, tout très vite,
Un nom devenu soudain limpide
Et lourd
Passé si vite puis perdu
Une épingle tirée d' anciens jeux haletants,
Heurtant le front,
Par cet enchantement qui pousse les faits au milieu de la route
Toujours,
Exige un travail acharné pour les contourner,
Méticuleusement,
Ensuite
Les recréer,
Plus loin, plus beau.

Sur la terre asthénique
La sècheresse vulnérable de toutes ces saisons,
Soudain,
Enjambant les plaques,
Les trajets insignifiants de la désertification,
Soudain limpide
Et lourd,
Laissant dans son sillage le besoin surpris
D'encore y aller voir, savoir encore un peu,  y aller se brûler encore.

Oui, tort, on a tort.
 On a tant sautillé d'inertie
Piétiné à s'en poncer les os 
Attente, voie d'accès condamnée mais entr'ouverte à la peau douce
Il a tenu entre ses phalanges

Grand ordonnateur de cet appel éphémère
L'amour liquide
Un petit déjeuner qui s'ouvre comme un livre
Et la nécessité de beurrer les hématomes
Comme on se veut, comme on s'hydrate  !
Que le passé s'épuise !
Laisse aux grands mouvements des ondes leur champ secret

Et si elles doivent jamais revenir siffler sur nos têtes, quelque chose,  certain
La joie !
Que les lettres et leurs mots lancés d'un peu plus haut
Percent de part en part la léthargie
Redeviennent précieux
Toujours ils le seront
Et l'abondance de soi.


Mai 2012