Dernier bain






L'eau, l'eau où enfouir l'hésitation des molécules lasses
Et l'attente qui les dispersa, invisible à la surface de mes poignets
Coule, coule le lit des plasmas et des peines
L'oubli enfin gagné nappant les fonds brutaux
La limite entre le sang et l'air m'agrippe
Et le frôlement des gouttes heurtant le silence m'endort
L'eau, l'eau accueille l'étranger sans frémir
L'enveloppe d'un chant dont il connaissait tout
L'envie s'y dissout et l'orage
Les bords assignés heurtent l'ondulation
L'eau s'empresse dans l'immobile
Passe sans froncer à travers l'âme des pluies 
Sous ma persévérance, l'eau baille puis m'apaise
En  lissant mes phalanges, elle gémit






Janvier 2013